Quand on était petit, je me souviens, quand tu allais à l'école et que moi pas encore, je demandais toujours "Mais il est où Jérôme ?" je me faisais toujours du soucis, je voulais toujours être avec toi. Tu prenais soin de moi à cette époque. Puis arrive le temps où on se chamaillait, on s'insultait, voir même on se battait. On ne s'aimait pas vraiment, ça c'est sur. Et puis on a grandi, tu as a commencé à être plus grand, plus fort que moi, je ne sais pas par quel miracle, mais je n'avais plus rien à te repprocher, même quand tu m'énervais je ne disais rien, peut-être avais-je simplement pas envie de me prendre un bon gros coup qui m'aurai fait très mal... Je dois quand même avouer que je préfère cette vie, celle ou on se confie des petits secrets, celle ou on se fait des bisous. C'est quand même mieux, qu'à l'époque où pour guise de paroles on se balançait des "ta gueule!" "connard" et encore je crois que j'écris les plus gentils. Ou encore, quand on se croisait on voulait se frapper. Maintenant, quand tu me vois en présence d'un garçon, tu as envie de le frapper, de me protéger. C'est un peu comme un retour en arrière à l'époque où tu me tenais la main pour ne pas que je tombe. Tu veux être sûr qu'il ne m'arrive rien, et je t'en suis reconnaissante. A ce jour, quand je parle de toi à mes copines, je dis simplement : "Jérôme, c'est moi, mais en mieux."
Tu sais, je t'aime.